Bibhitaki
Le bibhitaki est le fruit sec de Terminalia bellirica, un grand arbre d'Asie du Sud et du Sud-Est de la famille des Combrétacées. Ce fruit velouté et astringent, aussi appelé myrobolan belliric ou bahera, se vend surtout en poudre, et il est l'un des trois fruits du Triphala.
Cette fiche décrit l'arbre, la récolte et la transformation du fruit en poudre, sa composition, son cadre réglementaire, sa conservation et sa place dans la culture indienne. Elle ne traite d'aucun effet sur la santé.
Les produits Jolivia à base de bibhitaki
Triphala Bio - 200 gélules de 250 mg
Gélules de 250 mg associant à parts égales les poudres bio d'amalaki (amla), de bibhitaki (Terminalia bellirica) et d'haritaki, soit 499,99 mg de chacune pour 6 gélules, certifiées FR-BIO-01. Pot de 200 gélules.
Fiche d'identité
| Critère | Bibhitaki |
|---|
| Nom français | Bibhitaki, myrobolan belliric |
| Nom botanique | Terminalia bellirica (Gaertn.) Roxb., parfois écrit Terminalia bellerica ou belerica |
| Autres noms | Vibhitaka et aksha en sanskrit ; bahera ou baheda en hindi ; belliric myrobalan en anglais ; tone hèn en lao |
| Famille botanique | Combrétacées |
| Partie utilisée | Fruit |
| Aspect une fois séché | Fruit ovoïde, gris à brun, velouté, à cinq faces peu marquées, renfermant un noyau dur ; poudre brune |
| Origine et zones de culture | Plaines et basses collines d'Asie du Sud et du Sud-Est ; en Inde jusqu'à environ 1 000 m d'altitude ; présent au Laos |
| Formes du commerce | Fruit sec, poudre, mélanges de poudres comme le Triphala |
| Arrêté du 24 juin 2014 | Ne figure pas à l'annexe I ; seule Terminalia chebula (haritaki) y est inscrite (fruit, écorce du fruit) |
| Produits Jolivia | Triphala Bio en gélules de 250 mg, qui associe bibhitaki, amla et haritaki |
Botanique et description
Terminalia bellirica est un grand arbre à feuilles caduques de la famille des Combrétacées. Selon les sources, il atteint 20 à 25 m, voire 30 à 40 m de haut. Son écorce est gris brunâtre et craquelée. Le nom de genre Terminalia vient du latin terminus, « extrémité », car les feuilles se regroupent au bout des rameaux.
Les feuilles sont alternes, grandes, ovales à largement elliptiques, d'environ 8 à 20 cm de long, et groupées à l'extrémité des branches. Leur feuillage est luisant.
Les fleurs sont petites, gris sale ou jaune verdâtre, disposées en épis à l'aisselle des feuilles. Elles dégagent une forte odeur désagréable.
Le fruit est une drupe ovoïde, grise à brun foncé, couverte d'un fin duvet qui lui donne un toucher velouté. Il renferme une seule graine, protégée par un noyau épais et dur. En séchant, le fruit laisse apparaître cinq faces ou sillons peu marqués. Wikipédia en anglais signale deux formes de fruit : l'une presque ronde, d'environ 1,3 à 1,9 cm de diamètre, l'autre ovale et plus grande. L'amande de la graine contient environ 40 % d'huile.
Le bibhitaki appartient au même genre que l'haritaki (Terminalia chebula) ; les deux arbres donnent des fruits que l'on appelle « myrobolans ». L'amla, troisième fruit du Triphala, appartient en revanche à une autre famille, les Phyllanthacées.
Répartition et récolte des fruits
L'arbre est courant dans les plaines et les basses collines d'Asie du Sud et du Sud-Est. En Inde, on le trouve jusqu'à environ 1 000 m d'altitude, en abondance dans le Madhya Pradesh, l'Uttar Pradesh, le Pendjab et le Maharashtra. Au Laos, il pousse dans les forêts claires. Il est aussi planté en bord de route comme arbre d'alignement.
Une partie des fruits provient de la cueillette sur des arbres sauvages : Wikipédia en anglais cite la région de Malwa, dans le Madhya Pradesh, comme zone de collecte, et la ville de Neemuch comme centre important du commerce de ces fruits.
Le calendrier varie selon les régions. En Inde, la floraison a lieu de mars à mai et les fruits mûrissent de décembre à février, selon une revue publiée en 2018 dans l'Indian Journal of Natural Products and Resources. Au Laos, le jardin botanique Pha Tad Ke indique une floraison en mars-avril et des fruits de septembre à novembre.
Le bibhitaki du Triphala Bio Jolivia est issu de l'agriculture biologique, certifié par FR-BIO-01. La fiche du produit n'indique pas son origine géographique.
Du fruit mûr à la poudre
Le fruit du bibhitaki renferme un noyau épais et dur. Sa transformation en poudre suit des étapes classiques pour les fruits secs à noyau. Elles sont décrites ici de façon générale ; la fiche Jolivia ne précise pas le procédé suivi pour ses poudres.
Collecte et tri
Les fruits mûrs sont ramassés puis triés pour écarter les fruits abîmés, moisis ou mal formés, ainsi que les débris végétaux, la terre et les cailloux. Le tri visuel est une étape importante pour une matière première cueillie sur des arbres sauvages.
Séchage
Le séchage termine la déshydratation du fruit et le stabilise. Il se fait au soleil ou en séchoir. Le but est d'atteindre une humidité résiduelle assez basse pour éviter le développement de moisissures pendant le transport et le stockage, un point sensible pour une matière première produite en climat tropical.
Concassage et séparation du noyau
Les textes ayurvédiques décrivent plusieurs parties utilisées : l'écorce du fruit (le péricarpe), la graine et l'amande de la graine. Selon la partie recherchée, les fruits secs sont concassés et le noyau peut être séparé de la chair. La fiche Jolivia indique « bibhitaki bio en poudre » sans préciser si le noyau est inclus.
Broyage et tamisage
Les morceaux secs passent dans un broyeur (à marteaux ou à couteaux), puis sur un tamis qui fixe la finesse de la poudre. La poudre obtenue est brune, sèche et astringente.
Mélange et mise en gélule
Le Triphala Bio assemble trois poudres de fruits. La fiche Jolivia indique, pour 6 gélules : « amalaki 499,99 mg, bibhitaki 499,99 mg, haritaki 499,99 mg ». Les trois poudres sont donc présentes à parts égales, soit environ 83 mg de bibhitaki par gélule de 250 mg. Pour que chaque gélule respecte ces proportions, les poudres sont mélangées jusqu'à obtenir un ensemble homogène avant le remplissage.
La fiche mentionne une seule autre matière : l'enveloppe de la gélule, en hydroxypropylméthylcellulose (HPMC), un dérivé de cellulose d'origine végétale.
Contrôles qualité
- identification botanique de chaque poudre (examen microscopique, profil chimique), pour distinguer le bibhitaki de l'haritaki, fruit du même genre ;
- recherche d'éléments étrangers ;
- recherche de contaminants : métaux lourds, mycotoxines, hydrocarbures aromatiques polycycliques ;
- analyses microbiologiques ;
- recherche de résidus de pesticides dans le cadre de la certification bio ;
- contrôle de l'humidité et de la masse des gélules.
Conditionnement et stockage
Les poudres de fruits se conservent en contenants fermés, au sec et à l'abri de la lumière. Le Triphala Bio est conditionné en pot de 200 gélules de 250 mg.
Composition
Le fruit du bibhitaki contient plusieurs familles de constituants, présentées ici sur le plan chimique uniquement :
- tanins hydrolysables : des esters de sucres et d'acides phénoliques ; l'acide chébulagique, un ellagitanin, en fait partie ;
- acides phénoliques et dérivés : acide gallique, acide ellagique, gallate d'éthyle, galloyl-glucose ;
- sucres et polyols : glucose, fructose, galactose, rhamnose et mannitol ;
- stérols : dont le β-sitostérol ;
- flavonoïdes, lignanes et saponines, signalés dans les revues de littérature ;
- huile : concentrée dans l'amande de la graine, qui en contient environ 40 %.
Les tanins expliquent le goût astringent de la poudre et l'ancien usage du fruit pour le tannage et la teinture.
Cadre réglementaire
Dans les compléments alimentaires
La directive 2002/46/CE et, en France, le décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 encadrent les compléments alimentaires. L'arrêté du 24 juin 2014 fixe la liste des plantes, autres que les champignons, autorisées dans les compléments alimentaires et leurs conditions d'emploi. Terminalia bellirica ne figure pas à son annexe I ; seule Terminalia chebula, l'haritaki, y est inscrite, pour le fruit et l'écorce du fruit. Cet arrêté vise les compléments alimentaires, et non les tisanes vendues comme denrées alimentaires. L'absence d'une plante de cette liste ne vaut pas interdiction : le décret n° 2006-352 prévoit, à ses articles 15 et 16, une procédure de déclaration, dont celle qui concerne les compléments alimentaires légalement fabriqués ou commercialisés dans un autre État membre de l'Union européenne (reconnaissance mutuelle). Les compléments alimentaires Jolivia à base de bibhitaki ont été déclarés auprès de la DGCCRF, conformément à cette procédure. La DGCCRF publie par ailleurs une liste de plantes pouvant être employées dans les compléments alimentaires, qui inclut les plantes admises par reconnaissance mutuelle. Terminalia bellerica (Gaertn.) Roxb. figure dans la version de janvier 2019 de cette liste, qui précise qu'il s'agit d'un outil administratif sans force de loi.
L'étiquette d'un complément alimentaire porte des mentions obligatoires : la dénomination « complément alimentaire », les catégories de substances qui le caractérisent, la portion journalière recommandée, l'avertissement de ne pas la dépasser, la mention qu'il ne se substitue pas à un régime alimentaire varié et celle de le tenir hors de portée des jeunes enfants.
En bio
Le règlement (UE) 2018/848 encadre la production biologique, y compris pour les ingrédients importés. L'étiquette du Triphala Bio mentionne le code de l'organisme certificateur, FR-BIO-01.
Utilisation
En Europe, le bibhitaki se trouve surtout en poudre, seul ou dans le Triphala. Il ne fait pas partie des ingrédients de cuisine courants : sa poudre, très astringente, n'a pas d'usage culinaire répandu. En Inde, les amandes des graines sont consommées par le peuple Lodha, selon Wikipédia en anglais.
Pour le Triphala Bio, suivez le conseil d'utilisation de la fiche : « Prendre 4 à 6 gélules par jour avec un grand verre d'eau. »
Si vous achetez de la poudre de bibhitaki en vrac, suivez le mode d'emploi figurant sur son emballage : c'est l'étiquette qui fait foi pour la quantité et la préparation.
| Forme | Préparation | Usage |
|---|
| Fruit sec entier | Concassage et broyage | Matière première pour la poudre |
| Poudre seule | Selon l'emballage | Selon l'étiquette du produit |
| Gélules Triphala Bio | Aucune | 4 à 6 gélules par jour avec un grand verre d'eau |
Conservation et précautions
Conservez la poudre et les gélules dans leur pot bien fermé. La fiche Jolivia indique : « A conserver à l'abri de la lumière, de la chaleur et de l'humidité. » Une poudre qui a pris l'humidité s'agglomère et perd sa fluidité.
La fiche du Triphala Bio précise : « Déconseillé aux femmes enceintes et/ou allaitantes. » Respectez la dose indiquée et gardez le pot hors de portée des enfants. Si vous suivez un traitement médical, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre un complément alimentaire à base de plantes.
Histoire et culture
Le nom sanskrit vibhītaka, dont dérive « bibhitaki », signifie « sans peur », selon Wikipédia en anglais. Le mot apparaît déjà dans le Rig-Veda. Dans l'Inde ancienne, les noix de l'arbre servaient de dés : le Rig-Veda et le Mahabharata les évoquent. Elles jouent un rôle dans l'épisode de Nala, roi joueur qui perd son royaume aux dés. Un autre nom sanskrit du fruit, aksha, désigne justement le dé.
Dans le nord de l'Inde, certains hindous évitent l'arbre, associé aux démons. Au Laos, le bois sert à la construction, à la menuiserie et à la fabrication de grandes toupies avec lesquelles les hommes du nord du pays jouent lors de rituels.
Le fruit a longtemps servi à produire du tanin, une teinture noire et de l'encre. L'huile des graines entre dans des soins capillaires et la fabrication de savon ; des chercheurs ont montré que ses esters méthyliques répondent aux normes des biocarburants. Le feuillage est aussi considéré comme un bon fourrage pour le bétail.
Enfin, le nom Triphala vient du sanskrit et signifie « trois fruits » : il réunit le bibhitaki, l'haritaki et l'amla.
| Forme | Préparation | Conservation | Goût |
|---|
| Fruit sec entier | À concasser et broyer | Longue, au sec | Astringent |
| Poudre seule | Selon l'emballage | Craint l'humidité | Astringent, légèrement amer |
| Mélange Triphala en poudre | Selon l'emballage | Craint l'humidité | Acide et astringent, du fait de l'amla |
| Gélule | Aucune | Longue, pot fermé | Goût masqué |
| Extrait | Selon l'étiquette | Longue | Concentré ; composition différente de la poudre de fruit entier |
Pour aller plus loin
Les deux autres fruits du Triphala ont leur fiche : l'haritaki, du même genre botanique, et l'amla. Pour d'autres poudres végétales venues d'Asie du Sud, consultez la fiche du moringa ou celle du shatavari.
Côté produits, retrouvez le Triphala Bio, mélange à parts égales d'amalaki, de bibhitaki et d'haritaki, et, pour l'un de ses trois fruits seul, l'Amla Bio en gélules de 250 mg.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le bibhitaki ?
C'est le fruit de Terminalia bellirica, un grand arbre d'Asie du Sud et du Sud-Est. On l'appelle aussi myrobolan belliric, bahera ou baheda.
Bibhitaki et haritaki, est-ce la même chose ?
Non. Ce sont deux arbres du même genre : le bibhitaki est Terminalia bellirica, l'haritaki Terminalia chebula. Leurs fruits sont tous deux appelés myrobolans.
Quelle partie de la plante utilise-t-on ?
Le fruit, séché puis réduit en poudre. Les textes ayurvédiques citent aussi l'écorce du fruit, la graine et l'amande de la graine.
Quelle quantité de bibhitaki contient le Triphala Bio Jolivia ?
La fiche indique 499,99 mg de bibhitaki pour 6 gélules, soit environ 83 mg par gélule, à parts égales avec l'amla et l'haritaki.
Quand les fruits mûrissent-ils ?
En Inde, les fruits mûrissent de décembre à février après une floraison de mars à mai. Au Laos, les fruits apparaissent de septembre à novembre.
Peut-on cuisiner la poudre de bibhitaki ?
Elle n'a pas d'usage culinaire répandu en Europe, car elle est très astringente. En Inde, les amandes des graines sont consommées par certaines populations.
Qui doit éviter le Triphala Bio ?
La fiche Jolivia indique qu'il est déconseillé aux femmes enceintes et/ou allaitantes. En cas de traitement médical, demandez conseil à un professionnel de santé.
Comment conserver les gélules ?
Dans leur pot bien fermé, à l'abri de la lumière, de la chaleur et de l'humidité, et hors de portée des enfants.
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Sources
- Liste des plantes pouvant être employées dans les compléments alimentaires, DGCCRF, janvier 2019
- Arrêté du 24 juin 2014 établissant la liste des plantes, autres que les champignons, autorisées dans les compléments alimentaires et les conditions de leur emploi (annexe I)
- Wikipedia (en), article « Terminalia bellirica »
- Indian Journal of Natural Products and Resources, vol. 9 n° 2, 2018 : « Phytochemistry and medicinal potential of the Terminalia bellirica Roxb. (Bahera) »
- South Asian Journal of Agricultural Sciences, 2021 : « Terminalia bellerica Roxb: an important medicinal plant: A review »
- Jardin botanique Pha Tad Ke (Laos), fiche Terminalia bellirica
- Shri Dhanwantry Ayurvedic College, fiche « Bibhitaka »
- Directive 2002/46/CE et décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 relatifs aux compléments alimentaires
- Règlement (UE) 2018/848 relatif à la production biologique
- Fiche produit Jolivia « Triphala Bio - 200 gélules de 250 mg »
Fiche rédigée par Jolivia à partir des fiches produits et des sources citées, mise à jour en septembre 2026. L'étiquette du produit fait foi pour la composition, le conseil d'utilisation et les précautions d'emploi. Ces informations ne constituent pas un conseil médical.